Atelier impressions végétales au Musée de la Typographie à St-Lô. Confection d’un carnet de terrain
Le samedi 15 février 2025
RV à 14h30 au Musée Typographique, 562 rue Jules Vallès, la Chevalerie, Saint-Lô
Référente: Claire Mouquet
A apporter: juste des plantes pour en imprimer l’empreinte (il ne faut pas que ça soit trop épais, typiquement plutôt des feuilles que des fleurs).


Il n’y a pas d’activités de notre association sans festivités alors:
Auberge espagnole du midi pour les Curieux chez Claire et Loïc
« Chers typographes en herbe,
Une précision pour le lieu de repas : il se situe à 15 mn au nord-est du musée
typographique, sur la route des calvadosiens… il est un peu moins
pratique pour les saint-lois et ceux et celles qui viennent de l’ouest.
C’est l’occasion pour Loïc, Célian et moi d’inaugurer notre nouveau
bureau, restauré grâce à de nombreux chantiers participatifs et futur
lieu, nous l’espérons, d’apprentissage et de convivialité autour de la
nature !. » Claire
Récit de la visite
C’est très cordialement que nous sommes accueillis par Gaëlle au musée vers 14 h 30.

Comme l’indique le petit flyer que nous donne notre hôtesse en entrant, ce musée typographique original et exceptionnel a été « imaginé et conçu par Fernand Le Rachinel c’est un ensemble inédit en France voire en Europe. Sur plus de 700 m2 l’histoire de l’imprimerie et de l’art typographique vous est contée à partir de nombreux modèles uniques et rares. Les machines présentées, presses antiques ou plus modernes, sont toutes en état de marche ! Mémoire des temps anciens, patrimoine exceptionnel et témoignage d’un métier dont la pratique a aujourd’hui malheureusement disparue au profit du tout numérique, ce musée est une plongée dans le temps. Pour se souvenir des belles lettres et des belles choses, et mettre ses pas dans ceux des compagnons typographes d’autrefois. »


Nous passons rapidement dans la salle relatant les origines de l’imprimerie depuis le XVème siècle. La première impression, la Bible a été conçue par Gutenberg. « Né vers 1400 à Mayence celui-ci est devenu célèbre grâce à l’invention des caractères mobiles qui a révolutionné la reproduction des textes et a été déterminante dans la diffusion du savoir en Europe. »
Cette salle possède, aussi et entre autres, une magnifique presse à imprimer du XVIIème siècle à bras en bois avec vis métallique provenant de Langres acquise par Fernand Le Rachinel en 2022 (photo ci-dessus)

Gaëlle, après avoir fait le narratif de tout ce qui est exposé dans cette salle, nous présente un fac-similé du premier ouvrage imprimé en latin : La Bible en 2 tomes, dite « B 42 » (42 lignes par page). Entre 1452 et 1455, 180 exemplaires ont été publiés. Aujourd’hui, il en reste un peu moins de 50 dont deux sont conservés à la BnF.
Puis, nous passons dans une petite salle de projection où un film relatant l’histoire de l’imprimerie de l’origine à maintenant avec de nombreux documents d’archives selon les différentes techniques utilisées autrefois par les typographes et imprimeurs.
Enfin nous arrivons dans la salle des machines :


On nous ouvre les portes sur une immense et extraordinaire salle de collection de grosses machines comme neuves : « Ces très nombreux modèles provenant des quatre coins du monde Fernand Le Rachinel a mis une dizaine d’années à les rassembler. Chaque modèle est une histoire : des fameuses machines à bras, les bêtes à cornes, jusqu’aux toutes premières machines à pédales. Sans oublier les célèbres linotypes utilisés pour la réalisation des journaux. Découvrez les caractères de plomb et de bois, les pierres lithographiques, les plaques de cuivre, les machines dites à taille douce… »
En images sélectionnées, quelques exemples que nous découvrons:


Caractères d’imprimerie en bois et composition en caractères plomb et linotype.


Presse pour journaux (Presse à arrêt de cylindre plate automatique avec marge à la main) et une imposante presse originale des USA.
Presses à épreuves, presses à cylindres, presses à bras, presses à pédales, presses à platines, etc., il nous faudrait plus d’une journée pour faire le tour complet de ces trésors. Notre guide nous propose d’essayer d’imprimer un petit quelque chose sur une presse à platine à levier avec du papier recyclé.






Il est grand temps, après cette visite guidée, de passer à la confection de notre petit carnet de terrain relié « à la japonaise » Dans une nouvelle salle adjointe consacrée aux photocopieuses d’autrefois (plus de 200 presses dites de notaires), tout un petit matériel a été mis à notre disposition pour ce faire : marteaux, poinçons, pinces, fils (avec guide-fil !), aiguilles, crayons, règles graduées, papiers format 21 x29.7 de couleur (A plier en deux), cansons format A 5 de différentes couleurs pour couverture…
Et fébrilement, sur les conseils de Gaëlle, l’équipe se met au travail et rassemble un futur livret de quelques pages et couverture vierge. Il nous est proposé alors amicalement d’imprimer sur cette couverture le nom des Curieux de Nature en typo bois et y ajouter des impressions végétales avec les fines plantes apportées à cet effet (fougères, cyclamen, if, petites feuilles de plantes sauvages, etc.). Absorbés par cette super et plaisante activité nous ne voyons pas le temps passer : Il est déjà 16 h 15.


Le résultat est admirable, merci Gaëlle !

La dernière opération consiste à relier l’ensemble de nos feuilles : Sur un support solide, il nous faut percer au marteau et poinçon à 1.5 cm du bord quelques trous pour passer habilement, et selon le chemin que nous indique notre professeur, l’aiguille et le fil qu’on noue en fin de parcours.


Ci-dessus : Deux des onze exemplaires parmi les nombreuses variétés de couleurs et de décors diversifiés d’impressions végétales.
Chacun sera fier de rapporter son « chef d’œuvre » chez lui pour une future utilisation à sa guise, par exemple en observations « nature », carnet de terrain, ou même en un petit journal intime !

En final une belle photo du groupe des « imprimeurs en herbe » qui va nous laisser un inoubliable souvenir d’une visite assez atypique pour notre association naturaliste mais qui a fait découvrir, en plus de la confection d’une reliure japonaise, un univers complètement inconnu et donc un enrichissement personnel.
Il est maintenant 18 h 30 nous quittons à regret cet endroit très intéressant en remerciant notre organisatrice Claire et surtout Gaëlle et en nous excusant de l’avoir fait prolonger sa journée de travail si tard.