Com’Nat : Traversée de la baie du Mt St Michel 09/10/2016

Samedi 8 et Dimanche 9 Octobre 2016:
Com’Nat « Traversée de la Baie du Mont-Saint-Michel »
avec un guide naturaliste Didier Lavadoux,
Nuitée à La Chaise-Baudoin.
Organisatrice : Isabelle
Adresse du gîte communal de la Chaise Baudouin : 2 route de l’Eau Jolie 50370 La-Chaise-Baudouin.

Voir le site internet de Didier LAVADOUX, le guide.

Le rendez-vous au parking du Bec d’Andaine est fixé à 14h pour un départ vers Tombelaine à 14h30. Le Bec d’Andaine est sur la commune de Genêts au nord du bourg et plein ouest.
8Km aller et retour, compter 4 h et ça sera un rythme soutenu pour les Curieux !
Pour le soir Isabelle a réservé au restaurant du Bec d’Andaine un menu à 16€ sans boisson.
Prévoir un repas froid pour le dimanche midi, nous n’avons pas loué la cuisine. Salle à manger, frigo et machine à café disponibles.
La nuit au gîte : 13€ par personne

Isabelle; Hugues ; Marie-Jo; Céline; Fabienne; Loïc; Françoise; Muriel; Gabrielle; Hubert; Dominique; Helène; Alice; Bernard; Anne-Marie; Agnès; Rémy ; Patrick accompagné d’un ami; Lucien ; Karin ; Edith (Sœur d’Hélène) ont participé à cette com’nat soit 22 personnes.

Samedi 8 octobre 2016

L’installation au gite nécessite un petit apéro de bienvenue improvisé avec le soleil en complément. Le repas sera fastueux avec abondance de mets et salades, en dessert, notre ami Bernard voulant faire généreusement goûter à son petit four coupé en deux (délicieux petit fraisier), se trouve gros-Jean, le tout étant avalé par deux convives croyant que le tout petit gâteau était coupé en trois morceaux ! La générosité est bien ingrate, mais l’assemblée en fut bien amusée.
A 14 heures au Bec d’Andaine les Curieux se
préparent à la grande marche dans une joyeuse ambiance très décontractée.

Notre association avant la traversée écoute les recommandations du guide prolixe mais regrette de ne pas être entre eux, accompagnés d’autres participants.

Le début du parcours offre quelques difficultés de progression mais les bains de boues sont parait-ils bons pour la peau.

Notre guide prend tout son temps en multipliant les arrêts qui regroupent les marcheurs et en profite pour nous faire part de toute sa connaissance de la
baie du Mont.

 Il s’arrêtera ainsi au moins 5 ou 6 fois. Nous avons hâte de voir Tombelaine de près..

Cependant, un petit crustacé minuscule vivant dans le sable nous intéresse fortement son nom : Corophium volutator, parfois connu sous le nom de « corophie tourneur », est un petit crustacé amphipode de la famille des Corophiidae. Il forme des populations très denses dans les vases et les sables vaseux littoraux. (Source Wikipédia)

Voici enfin le Mont Tombelaine que nous eussions escaladé volontiers mais ce n’était pas prévu dans le programme. Pourtant quelques Curieux, curieux, regardaient et
s’étonnaient de voir un tel groupement de piérides voleter au soleil. Il était donc supposé que parmi la végétation de ce mont de nombreuses crucifères y poussaient abondamment (beaucoup de petites fleurs jaunes étaient remarquées)
De loin quelques petits bosquets nous semblaient fructifier dans les tons rouges oranges, peut-être étaient-ce des argousiers, ces épineux aux baies si vitaminées. Bref il serait intéressant pour notre association de pouvoir faire une petite prospection, une autre fois peut-être ?

Histoire chronologique résumée de Tombelaine (Source Tombelaine de Robert Sinsoilliez) :
Origine du patronyme :
Tombe d’Hélène (Tumba Helena) mythe Breton ou Tombe de Bélénus (Tumulus Belenis) légende gauloise, plus probablement dérivé de Tumb-ell-ana = scépulture.
Histoire :
Au 11ème siècle, les moines du Mont Saint Michel Anastase et Robert, bâtissent une chapelle sur ce mont désert.
En 1137, l’abbé Bernard du Bec (1131/1149) édifie un prieuré. Des gens de la côte aménagent rues et boutiques et le lieu devient un pèlerinage.
En 1203, le roi de France Philippe Auguste se précipite sur le duché de Normandie, possession du roi d’Angleterre et donc sur le Mont Saint Michel et Tombelaine. Un fortin de moyenne importance est construit sur Tombelaine.
En 1340 Tombelaine retombe dans les mains des Anglais. Sur cet ilot de 3 hectares, le périmètre de l’enceinte fortifiée atteint près de 400 mètres pour une hauteur de 10 à 12 mètres. Il n’y a pas de pont levis, trois portes successives  interdisant l’accès. Une dizaine de tours complète le système défensif et sur le sommet le plus élevé, le Pic de la Folie, se dresse un donjon de 12 mètres.
En 1423 la forteresse est achevée. Elle a pour but de faire tomber le Mont Saint Michel encore possession française.
Reconquête de la France avec Jeanne d’Arc (1412-1431)
En 1450 le rocher Tombelaine tombe enfin aux mains des Français
Puis de nombreux capitaines se succèdent à Tombelaine dont une famille se distingue : Les Sillans qui gouvernent l’ilot pendant 50 ans.
En 1559 le comte de Montgomery, en guerre contre Henri II roi de France, s’empare de Tombelaine et lui permet de déposer le butin accumulé lors de ses opérations militaires en Normandie.
Les Montgomery occupent l’ile pendant une centaine d’année.
Nicolas de Fouquet (1615/1680) acquiert le gouvernement du Mont Saint Michel et de Tombelaine.

Une gravure de 1657 avant la démolition de Tombelaine montre bien cette place fortifiée.
En 1666 le Marquis de la Chassetière-Condé (Louis de Brodeau, Marquis) demande à la cour du roi Louis XIV de détruire la place forte de Tombelaine qui souffre de vétusté.
Après la Révolution de 1789, l’ilot est vendu à des particuliers comme bien national.
Parmi les propriétaires citons Brackmann, ancien garde Suisse en 1812.
A cette époque un sémaphore se dresse sur l’ilot occupé par un ancien marin de la flotte napoléonienne : E. Choisnel au poste pendant 11 ans. Celui-ci narre
aux touristes des histoires fantastiques. Ainsi nait la plus part des légendes de Tombelaine qui se propagent dans le public au 19 ème siècle.
Un peu plus tard, Joseph Marie Gauthier (1853/1892)  surnommé Jean Lidéluge, pécheur et appelé par dérision Marquis de Tombelaine  fait la
réputation de cet ilot.
Projets pour Tombelaine

Des bâtisseurs, les Quinette, conçoivent des digues grandioses, près de 18 km, englobant Tombelaine et le Mont Saint Michel. Projet abandonné en 1850.

L’affaire scandaleuse immobilière de Tombelaine :

Un groupement national de la Baie du Mont Saint Michel émet 350 000 actions de 100 francs en 1925. Son dessein consiste à construire une « Hostellerie » sur Tombelaine avec terrasse de 200 mètres, cathédrale, chapelle oratoire, villas de style Normand.
Au Bec d’Andaine est prévu une digue et un bouleversement maritime long de 4 km. En bordure s’aligneront hôtels de 300 chambres avec 200 salles de bain et un
casino. Le groupement est mis en faillite, flouant les nombreux actionnaires.
En 1933, l’état acquiert l’ilot au titre du Ministère de l’Education nationale, section beaux-arts monuments historiques
Enfin, une réserve de chasse maritime y est créée par un arrêté du 11 juillet 1974. À l’initiative de la municipalité de Genêts, à laquelle l’îlot est rattaché, et du Groupe ornithologique normand (université de Caen), une réserve ornithologique y est créée le 10 octobre 1985. Le suivi de la baie dans son ensemble et la volonté de maintenir l’insularité du mont Saint-Michel devrait aussi préserver Tombelaine (Source Wikipédia).

Ces dessins laissés par la mer en se retirant s’appellent Ripple-marks selon Wikipédia : Une ride de courant ou ride de plage, en anglais ripple-mark, littéralement en français « marque en ride », est une formation sédimentaire présente typiquement au fond de l’eau en présence de courant comme un cours d’eau, un estran ou encore la zone de déferlement des vagues mais aussi dans certaines conditions éoliennes. Les marcheurs malheureusement apprennent à leur dépend que ces rides font bien mal sous la plante des pieds, et leur guide ne leur donne pas le temps de chausser leurs chaussures, lui-même ne semblant pas affecté pas cet inconvénient. Quelques méduses sont aussi trouvées mortes pendant parcours : Les méduses se reproduisent alternativement de façon sexuée, entre mâles et femelles, et de façon asexuée, par bourgeonnement. Et pour compliquer le tout, selon qu’elles vivent près des côtes ou en pleine mer, leur reproduction a lieu de façon différente !La fécondation des méduses: oeuf, polype et planula.

Chaque œuf fécondé se transforme en une minuscule larve ciliée, la planula. Elle tombe sur le fond, se fixe sur un support et se développe en un petit polype à la bouche entourée de tentacules. Ce polype se reproduit par multiplication asexuée et constitue ainsi une colonie d’hydraires, en forme de petits filaments souples, fixés aux algues ou aux rochers. Il y a des colonies mâles et des colonies femelles. Puis certains polypes de l’hydraire produisent par bourgeonnement des petites méduses qui se détachent, nagent, grandissent et développent des organes de reproduction. Elles émettent des œufs et des spermatozoïdes dans la mer
et, après
fécondation, l’œuf se transforme en planula qui à son tour se fixe et forme un polype. Polype et méduse d’une même espèce ont des formes tellement différentes qu’ils ont parfois été décrits sous deux noms différents ! (Source Wikipédia)

Au retour quelques bonnes opportunités de bons clichés s’offrent aux photographes bien que le chemin du retour se fasse à vitesse soutenue heureusement dans des conditions de sol plus facile pour la marche. Karin et Muriel n’ayant pas pris part à la traversée ont parcouru les dunes du bec d’Andaine et rapporté de nombreuses observations naturalistes.

Observations ornithologiques (Céline) :
Tadorne de Belon, aigrette garzette, grande aigrette, mouette rieuse, goéland marin, goéland argenté, linotte mélodieuse, spatule blanche, étourneau sansonnet, faucon crécerelle, épervier, grand cormoran, etc.

Enfin la récompense de cet exploit sportif nous permet de marquer le coup par un apéro bien mérité, suivi d’un repas au restaurant touristique du Bec d’Andaine (Feuilleté camembert et pommes, jambon frites et crêpes).
Dimanche 9 octobre 2016
Isabelle, notre sympathique et très compétente organisatrice nous gâte en allant chercher du bon pain frais et croustillant à la boulangerie de La Chaise Beaudouin.

Une balade autour du gite par le plus possible de sentiers pédestre d’environ 8 km jusqu’aux « Belvédères » sera le menu de cette matinée.
De nombreuses observations seront comme d’habitude faites par les amoureux de la nature, notamment des oiseaux, sciemment notés par Céline : Roitelet huppé, moineau domestique, choucas des tours, corneille noire, buse variable, faucon crécerelle, rouge queue noir, rouge gorge familier, mésange charbonnière, mésange à longue queue, mésange bleue, accenteur mouchet, pic vert, tourterelle turque, étourneau sansonnet, grive draine, pigeon ramier, corbeau freux, etc.…

La campagne autour du gite est très abimée par l’homme et ses nombreuses cultures de maïs asséchant anormalement la terre, de haies où l’épareuse ne laisse pratiquement pas de végétation et où les fraises, cultivées intensivement dans des serres ne semblent pas particulièrement « bios », c’est le moins qu’on puisse dire, au grand dam de nos amis les Curieux.

Un nid de frelons européens magnifique dans le creux d’un gros arbre nous réjouit fortement, les appareils de photos s’en donnent à cœur joie.

De retour au gite, l’estomac dans les talons, un délicieux et copieux repas (auberge espagnole) est partagé avec plaisir pour achever cette com’nat bien organisée et très conviviale.
Annexe dégustative pour les gourmands (Recette d’Isabelle et Hugues):
Recette du vin de sureau
Temps de préparation : 15 minutes
Ingrédients:
– 2 l de
vin rosé, blanc ou rouge à 12° mini (le rosé est plus indiqué)
– plus ou moins 12 fleurs de sureau ou « ombelles » (6 par litre) selon leurs tailles
– 40 cl d’alcool de fruit (1 verre par litre)
– 300 g de sucre (150 g par l)
A prévoir :
– bouchons en liège
– bouteilles (verre)
– local frais
– linges pour filtrer
– entonnoir
Préparation :
12 belles fleurs (ombelles) pour 2l.
Elles doivent être fraîches, en pleine maturité, mais non passées.
Les mettre à macérer dans le vin pendant 48 heures dans un récipient fermé non hermétique.
Les fleurs remontent en surface, il faut donc remuer régulièrement le récipient.
La macération se fait dans un local frais
Après 48 heures, il faut retirer les fleurs en les pressant fortement à la main pour en extraire le jus.
Filtrer 3 fois avec les linges.
Mélanger le vin filtré avec le sucre et l’alcool de fruit. On peut utiliser plus ou moins de sucre suivant ses goûts.
Pour exemple, le vin que vous avez goûté au cours du week-end avait été élaboré avec 150g le sucre par litre. Le vin était trop sucré a priori,
Mettre le mélange en bouteille et boucher hermétiquement, et l’oublier durant plusieurs semaines voire quelques mois. Il est malgré tout consommable ou bout
de trois ou quatre semaines.
Le  servir toujours frais.
Les dépôts (pollens non retenus par le filtrage) peuvent rendre le vin quelque peu pétillant par un phénomène de fermentation desdits dépôts.
À vos ustensiles
Bonne dégustation !
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